PFAS, les polluants éternels

On les surnomme « forever chemicals » : des substances si stables qu'elles ne se dégradent pratiquement jamais dans l'environnement. Que révèlent les analyses de l'eau potable suisse ? Et que peut réellement faire une filtration domestique ? Voici un état des lieux sans dramatisation.

PFAS : de quoi parle-t-on ?

Les substances per- et polyfluoroalkylées — PFAS — forment une famille de plusieurs milliers de composés synthétiques. Leur point commun : des liaisons carbone-fluor extrêmement solides, qui les rendent résistantes à la chaleur, à l'eau et aux graisses. C'est ce qui les a rendues si utiles pendant des décennies : revêtements antiadhésifs, textiles imperméables, emballages, mousses anti-incendie, traitements de surface industriels. Et c'est aussi ce qui pose problème : ces molécules ne se dégradent presque pas et s'accumulent lentement dans les sols, les eaux et les organismes vivants. L'OSAV consacre un dossier complet à cette famille de substances et aux valeurs applicables en Suisse (OSAV, dossier PFAS).

Ce que montrent les analyses suisses

En 2023, l'Association des chimistes cantonaux de Suisse a mené une vaste campagne de mesure des PFAS dans l'eau potable : 564 échantillons prélevés dans tout le pays. Résultat : dans 54 % des échantillons, aucun PFAS n'était détectable ; et aucun échantillon ne dépassait les valeurs maximales suisses actuelles. Cinq échantillons se situaient toutefois au-dessus de la future limite européenne, plus stricte, qui servira de référence dans les années à venir (ACCS, communiqué 2023).

Une lecture équilibrée

Ces chiffres sont plutôt rassurants : l'eau potable suisse est très majoritairement peu ou pas concernée. Mais ils justifient la vigilance : les PFAS ne disparaissent pas d'eux-mêmes, les normes se durcissent, et près d'un échantillon sur deux contenait des traces mesurables. C'est typiquement un sujet où la précaution raisonnable a du sens — sans anxiété.

Peut-on filtrer les PFAS chez soi ?

Oui, et c'est l'un des rares points qui fait consensus dans la littérature. Les procédés membranaires — osmose inverse et nanofiltration — sont les plus efficaces contre cette famille de molécules : une revue scientifique de 2023 consacrée aux membranes rapporte des taux de rétention supérieurs à 90 % pour les PFAS, y compris pour les composés à chaîne courte, les plus difficiles à capter (Separation and Purification Technology, 2023). Le charbon actif aide aussi, mais son efficacité varie selon les composés et sature avec le temps ; la membrane d'osmose reste la barrière de référence.

Concrètement, un osmoseur domestique combine les deux : préfiltres au charbon actif, puis membrane d'osmose inverse. Les PFAS, comme la plupart des molécules dissoutes, sont rejetés avec l'eau de rinçage au lieu de finir dans votre verre.

La membrane qui retient les PFAS

L'osmoseur OSMEA 1200 (flux direct, 1,2 l/mn) filtre votre eau à la demande à travers une membrane d'osmose inverse — la technologie dont la littérature scientifique rapporte plus de 90 % de rétention des PFAS — avec reminéralisation en option.

Découvrir l'OSMEA 1200 Voir les études sur la page Science

En résumé

Article informatif, ne remplace pas un avis médical.

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