Résidus de médicaments et hormones dans l'eau

Chaque comprimé avalé finit en partie… dans les eaux usées. Analgésiques, antibiotiques, hormones de contraception : des traces infimes de ces substances circulent dans les rivières et, parfois, jusqu'aux ressources d'eau potable. Un sujet sérieux, que la Suisse prend au sérieux — explications.

D'où viennent ces micropolluants ?

Quand nous prenons un médicament, notre organisme n'en métabolise qu'une partie : le reste est éliminé par les urines et rejoint les eaux usées. S'y ajoutent les produits vétérinaires épandus avec les engrais de ferme, et divers composés d'origine domestique ou industrielle. Les stations d'épuration (STEP) classiques ont été conçues pour traiter la matière organique et les nutriments — pas ces molécules complexes, qu'elles ne retiennent que partiellement. Une partie se retrouve donc dans les cours d'eau.

L'Office fédéral de l'environnement documente ce phénomène de longue date : son rapport sur les micropolluants organiques décrit la présence de résidus de médicaments, d'hormones et d'autres substances actives dans les eaux suisses, à des concentrations de l'ordre du nanogramme au microgramme par litre (OFEV, 2006).

Des traces, pas des doses

Gardons les proportions : on parle de traces. Il faudrait boire des volumes d'eau invraisemblables pour absorber l'équivalent d'un seul comprimé. Pour l'eau potable, le risque sanitaire direct est considéré comme très faible aux concentrations mesurées. La préoccupation principale des scientifiques porte ailleurs : certaines de ces substances, notamment les hormones et autres perturbateurs endocriniens, agissent à très faible dose sur la vie aquatique — féminisation de poissons observée en aval de certaines STEP, effets sur la reproduction des organismes des rivières. C'est d'abord un enjeu d'environnement, et à plus long terme de protection des ressources dont nous tirons notre eau.

Ce que fait la Suisse

La Suisse est l'un des premiers pays au monde à avoir décidé d'équiper ses stations d'épuration d'une étape supplémentaire dédiée aux micropolluants (ozonation ou charbon actif). Une centaine de STEP, les plus grandes et les plus sensibles, sont progressivement modernisées. Un effort de fond, financé collectivement, qui améliorera durablement la qualité des rivières — mais qui prendra encore des années.

Et à la maison, que peut-on filtrer ?

Les technologies utilisées par les STEP modernisées existent aussi à l'échelle domestique. Le charbon actif adsorbe une bonne partie des molécules organiques, dont de nombreux résidus médicamenteux — c'est le même principe que l'étape « charbon » des grandes stations. Et la membrane d'osmose inverse va plus loin : ses pores extrêmement fins retiennent la grande majorité des molécules dissoutes, hormones comprises. Un osmoseur domestique, qui enchaîne préfiltres au charbon puis membrane, applique ainsi à votre robinet la combinaison la plus complète disponible aujourd'hui contre ces traces.

Charbon actif + membrane, sous votre évier

L'osmoseur AP2100 associe préfiltration au charbon actif, membrane d'osmose inverse à flux direct (2,1 l/mn) et reminéralisation : une eau débarrassée des traces indésirables, agréable à boire au quotidien.

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En résumé

Article informatif, ne remplace pas un avis médical.

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